Critique du film Trois Zéros

Trois Zéros

Note du film : 2/5
Auteur de la critique : yossam
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Buddy movie de Jan Kreushniev
Avec Des acteurs en images de synthèse
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(note actuelle : 6.57 )
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Ah la la, Jan Kreushniev, Jan Kreushniev... Jamais là où on l'attend. Son dernier film -la désormais culte comédie musicale "Chante et mets tes baskets" - avait surpris par ce paradoxe : Kreushniev a tourné une comédie musicale muette.
A l'approche de la Coupe du Monde, Kreushniev prend le train en marche. Et le détourne.
"Trois Zéros" est une brillante comédie / conte de fées qui nous emmène dans un monde lointain. Les répliques sont percutantes, la qualité visuelle fera pâlir Hollywood. Normal, puisque ce film trottait dans sa tête depuis longtemps déjà, mais ce pauvre Jan s'était abstenu jusque là, préférant attendre que les effets spéciaux rattrapent son imagination débridée.
Le film s'ouvre sur une curieuse scène : dans un monde où tout est en forme de cercle parfait, où tout se décline sur 3.14, trois héros ne sont pas à leur place. Leurs contemporains sont aussi, en cercle parfait (ça sent la critique ouverte du fléau de l'obésité). Nos trois héros, eux, sont en forme d'ovale. Bref, ce sont Trois Zéros (Kreushniev a d'ailleurs parfaitement maîtrisé la technique d'animation virtuelle pour la création de ces personnages et de leur monde).
La scène d'exposition, donc. Nos trois héros dévalent une pente, visiblement en fuite. Leur poursuivants, des policiers en cercle parfaits, profitent de leur morphologie pour rouler derrière les Zéros.
Enchaînés les uns aux autres, les trois s'entretiennent tout en trottinant, et décident de se diriger vers la falaise ("mieux vaut crever en bas qu'en haut", une réplique qui témoigne du passé philosophique du réalisateur) pour semer les cercles (appelés dans le film 'les Pi-pole').
Après avoir sauté, ils utilisent les courants chauds ascendants pour rejoindre l'Empire des Oiseaux. Les Pi-pole, eux, ne savent pas s'arrêter avant et s'écrasent au fond du trou. Sans maîtrise, la puissance...
Tout le reste du film réside en ceci : le voyage des Trois Zéros et leurs tentatives successives sans succès pour redescendre sur la terre ferme.
L'un après l'autre, ils demandent au Pigeon, au Moineau, au Faucon, à l'Aigle, au Nuage, au Vent, à Donkey-Kong, et enfin au Soleil le moyen de rejoindre le plancher des vaches.

Voilà la puissance du film. Kreushniev, qui est incontestablement un des plus grands visionnaires de ce siècle, cherche par l'entremise de ses personnages la réponse ultime à cette question cachée : je me suis envolé grâce à mon imagination, maintenant je suis trop haut, comment fais-je donc pour redescendre ?
S'ensuivent des dialogues que seuls les écrivains Grecs auraient pu imaginer. Des rencontres hors de ce monde. Un voyage stupéfiant. Une folie.

Est-ce que je recommande ce film ? En toute sincérité, non. J'ai rien compris. Et pourtant, question folie je me pose là. Mais on trouve toujours plus fort que soi. Kreushniev, en l'occurence. Il s'est envolé haut, très haut. Espérons qu'il ne s'y brûlera pas les ailes...

Et dire que j'ai dépensé 8 euros pour ce truc, j'aurais mieux fait d'aller revoir Tigre & Dragon. C'est vrai, quoi, j'avais bien aimé ce documentaire...

 

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