Critique du film Le Grand Journal LE FILM

Le Grand Journal LE FILM

Note du film : 5/5
Auteur de la critique : Fred
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thriller de Luc Besson
Avec Michel Denisot, Loana, Benjamin Castaldi, Tania Bruno Machin, Yann Barthès
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(note actuelle : 8.00 )
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J'écris peut-être là ma dernière critique de film. Ayant signé un accord de confidentialité, de même que les quelques autres privilégiés conviés à assister à cette avant-première ultra-secrète, je sais que je risque très gros à tout révéler ici, mais qu'importe, car ce film est un chef d'oeuvre et le jeu en vaut la chandelle. Chef d'oeuvre de réalisation pour commencer, Luc Besson oblige, car "Le Grand Journal LE FILM" pousse encore plus loin la technologie 3D et enterre littéralement un "Avatar" qui semble déjà bien obsolète, mais plus que tout chef d'oeuvre de suspens, sur un scénario certes traditionnel à la base, mais parfaitement exécuté et qui tient en haleine tout au long du film, et même un peu après.

A noter que tous les acteurs jouent leur propre rôle, à l'exception d'Ariane Massenet incarnée par une Loana plus vraie que nature, dont c'est ici le grand retour, performance d'autant plus bluffante que pour éviter tout procès de la part des associations de protection des teckels, elle ne sera pas filmée plus haut que le cou.

Le pitch : Michel Denisot est un homme brisé. Dernier survivant d'un monde désormais disparu, il attend patiemment la retraite aux commandes d'une émission sans saveur. Il a abandonné depuis longtemps toute idée de rébellion, délaissé toute tentative de ressusciter l'esprit Canal au profit d'une routine qui ne le satisfait pas vraiment mais dont il a appris à se contenter. De temps à autre, quand subir les interventions insignifiantes d'Ariane Massenet ou la vacuité de la rubrique musique de Tania Machin Rosso devient trop difficile, il décompresse un peu en coupant la parole à ses invités. C'est son petit plaisir, à Michel. C'est certes un peu mesquin, mais de toute façon tout le monde s'en fout, ils ont déjà raconté la même chose la veille sur TF1 et ils la raconteront encore le lendemain sur M6.

Cette banale histoire pourrait continuer ainsi éternellement, mais un événement va faire basculer la vie de ce brave Michel : en lisant d'un oeil morne le planning des invités de la semaine, il découvre avec horreur qu'il devra servir la soupe à Benjamin Castaldi et à sa superbe émission "La Ferme Célébrités En Afrique". Au fond de Michel, quelque chose se réveille, une boule se forme, la révolte gronde. Ce qu'il croyait avoir perdu depuis si longtemps était encore bien présent, simplement caché. L'esprit Canal est mort, certes, mais ce n'est pas une raison pour aller pisser sur sa tombe en fredonnant le générique de Confessions Intimes ! Pour Michel c'en est trop, il faut réagir. Mais notre vieux briscard, rompu à toutes les techniques de combat télévisuel, est bien trop rusé pour laisser paraître ce tumulte intérieur. Devant ses dirigeants et collègues, il continue à afficher ce visage affable et inexpressif qui a fait sa réputation et à se comporter en parfait professionnel de télévision, préparant ses fiches et ses questions bateau comme si de rien n'était.

Le jour de l'émission arrive enfin. Benjamin Castaldi est là, toutes dents dehors, flanqué du sémillant Jean-Pierre Foucault. Grands sourires, passage de plats, regards entendus, tout l'arsenal de l'animateur moderne y passe, et personne sur le plateau ou devant son écran de télévision ne se doute qu'à l'intérieur de Michel les pensées les plus folles ont libre cours. Au fur et à mesure que les rubriques se succèdent, rythmées par les applaudissements sur commande d'un public amorphe, la tension monte irrémédiablement, et le spectateur (du film, hein, l'autre est déjà mort) se demande à quel moment tout va exploser, cherchant vainement sur le visage de Michel la moindre trace de folie qui trahirait l'imminence de son passage à l'acte...

Bon, j'ai malheureusement dû quitter la séance juste après le SAV d'Omar et Fred pour être sûr de rentrer chez moi avant le couvre-feu, je ne peux donc pas vous réveler le moyen choisi par Michel pour venger la mémoire de ce qui fut une chaîne impertinente et décalée, mais il a bien dû faire quelque chose, il n'allait quand même pas laisser passer ça, n'est-ce pas ?



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